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Archives de novembre 2010



Pour commencer cette veille hebdomadaire (sic), retour sur les fondamentaux pour les nouveaux arrivants : Qu’est ce que l’opendata ? Avec un petit rappel des principes de l’ouverture de données.

En France :

«L’OpenData est-elle un produit dangereux selon le gouvernement ? C’est ce que l’on peut craindre en lisant l’article 30 ter de la LOPSSI. […] Par un simple amendement, le gouvernement a introduit, lors des débats au Sénat, une disposition pouvant soumettre à un contrôle de moralité les réutilisateurs de données publiques sous licence. […] Cette nouvelle mesure nous apparaît très grave : elle va à l’encontre totale des principes de l’OpenData dont nous faisons la promotion, et s’oppose plus largement à la liberté d’information. »

L’examen de la loi est repoussé au 14 décembre, ce qui laisse un peu de temps à la communauté pour se mobiliser !

L‘informationsur cet article de la LOPSSI fait le tour du monde et inquiète les activistes. Même Berners-Lee en vient à critiquer la France d’Hadopi. Lire également l’article de pcinpact.

  • Présentation du projet Mashup Marseille Provence 2013. L’objectif est de constituer un répertoire de données urbaines temps réel accessibles et de développer des services. L’axe de travail, les données urbaines. Cette présentation ne représente à l’heure actuelle qu’une maquette.

Au Royame-Uni :

L’ouverture de ces données de dépense révèle l’objectif du gouvernement de faire pressions sur les prestataires pour mettre fin aux tarifs exorbitants pratiqués par certains d’entre-eux et aux dépenses inutiles.

Parallèlement, le Guardian spending data explorer app a été spécialement développé pour rendre accessible l’accès et la recherche au sein de ces données de dépense.

Conséquences de cette ouverture ?

Les administrateurs doivent désormais rendre compte de chacunes de leurs dépenses, ce qui génère parfois un joyeux imbroglio.

Certains affichent clairement les limites de l’ouverture de données « ça ne changera pas le monde ».

En attendant, le gouvernement anglais est tout de même devenu le plus transparent au monde.

Cette annonce du Premier Ministre anglais sur la mise à disposition des données représentera-t-elle le départ d’une révolution démocratique ? Comme l’écrit O’reilly, la nouvelle génération de la démocratie pointe son nez.

  • Pour finir sur le Royaume-Uni, grande annonce de la British Library qui ouvre 3 millions de données sur CKAN. Aussi, l’Open University est la première université du Royaume-Uni à ouvrir l’accès à ses données en ligne. Les étudiants, les chercheurs, les organisations pourront donc désormais chercher, extraire et réutiliser ces données.

Aux Etats-Unis :



  • Paradoxe américain, coté Massachusetts, Michael Morisy qui a développé un site de suivi des dépenses en timbre alimentaire est menacé d’1 an de prison ou 1000$ d’amende s’il ne retire pas les données en ligne qui seraient en violation avec la loi fédérale.

Pour revenir sur le data.gov américain, quelques chiffres de Kundra :

  • 16 états et 9 villes ont créé leurs plateformes de données

  • 256 applications ont été développées à partir de Data.gov

  • 305,692 listes de données sont disponibles sur Data.gov

  • Depuis ses débuts en 2009, datagov a recu 139 million de visites

Voir l’étude approfondie.


En Espagne:

Et ailleurs :

Pioche d’articles:

Projets:

  • iHackLaw, une petite API très simple qui vous permet d’ouvrir les données de Légifrance. Elle permet aux utilisateurs de se créer aisément un outil de veille, ou de rester informé de l’évolution de la législation.

Etudes

Lire l’étude de cas HBS. Lakhani et Vivek Kundra analysent les routes vers l’innovation. Les concepts clés : transparence, participation, collaboration et les applications issues du site data.gov

Evènements :

C’est un rassemblement de citoyens dans plusieurs villes de la planète le 4 décembre pour écrire des applications utilisant des données ouvertes pour encourager l’adoption de politiques d’ouverture des données par les élus locaux et les gouvernements.

  • Via le wiki de l’évènement, nous avons découvert un nouveau mouvement local d’opendata à Marseille, rejoignez-les le 4 décembre au Hackathon.

Le but de cette chasse aux trésors ? Identifier, rechercher, recenser, sécuriser juridiquement les données publiques, existantes ou manquantes, et ainsi faire émerger toujours plus de nouveaux usages. présentation des outils mis à disposition pour cette chasse aux trésors. Au centre de ce dispositif : NosDonnées.fr, version francophone de CKAN

Voir tous ces liens et plus encore sur notre delicious.

Et Libertic dans tout ça ?

Inauguration par la présente d’une section sur nos propres actions.

Nous entrons en effet dans la phase deux de nos revendications. Après plus de 9 mois de sollicitations et d’information auprès des institutionnels et des élus de l’agglomération nantaise, certains représentants ont fini par nous avouer leur impuissance malgré leur intérêt et nous ont encouragé à développer l’opendata par nous-mêmes.

Nous organisons donc le 4 décembre dans le cadre de la journée internationale de l’opendata une rencontre qui aura pour objectif de collecter des données afin d’alimenter la plateforme de données locales que Clever Cloud a accepté de développer bénévolement (cf nos inaptitudes techniques).

Objectif : prouver aux élus – sans lesquels nous ne pourrons pas développer le mouvement sur le territoire – l’intérêt de l’ouverture des données via de la collecte et valorisation.

Citoyens internautes, développeurs, designers : venez nous aider à relever ce pari !

Il est possible de participer à cet événement depuis chez vous via un système de vidéoconférence http://opendatanantes.eventbrite.com/.

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Bonjour à tous,

Tout d’abord merci aux participants de la session Opendata au barcamp « Innovation Sociale » organisé par la Fing à Nantes mardi dernier. Nous avons été surpris de constater le nombre de personnes curieuses et en demande d’information sur cette thématique.

Le barcamp a été l’occasion de rencontrer de nouveaux acteurs locaux, de les mobiliser sur l’opendata mais aussi de les solliciter pour le Hackathon qui se tiendra à Nantes le 4 décembre.

Objectif premier : libérer des données locales pour alimenter la plateforme de Nantes.

Objectif premier bis : développer des applications à partir de ces données.

Rendez-vous donc le 4 décembre.

Et sans transition les infos de ces deux dernières semaines.

CHEZ NOUS

Publication de l’un des dossiers les plus complets sur l’ouverture des données publiques en France: (incontournable), article de la gazette sur l’opendata.

Article intéressant sur les différentes approches de l’ouverture des données publiques.

  • aux États-Unis, elles est plus perçue comme une aide à la transparence gouvernementale et un appui à la relance économique
  • en Europe, l’ouverture des données est surtout envisagée pour encadrer le partage et l’échange de données entre les pays
  • en France, elle est reconnue comme faisant partie du patrimoine et elle est donc envisagée comme une ressource à valoriser, à la fois dans le secteur public et privé.

En France, on ouvre aussi les tombes (mais on ne libère pas encore les défunts).

On constate d’ailleurs sur le site du projet qu’il n’y aurait pas de cimetières à Nantes. Les nantais se cachent-ils pour mourir ? A moins qu’il n’y ait pas de données locales ouvertes (chose improbable)…

Bref, les particuliers peuvent désormais librement accéder aux informations publiques (hormis celles réservées aux ayants droit de sépultures ou informations de gestion) sur les cimetières inventoriés en France. Ainsi, chacun peut rechercher un défunt et localiser son lieu de repos (cimetière, carré, allée, sépulture), consulter les informations administratives du cimetière (contacts, horaires, procédures en cours, règlement, services de proximité,…), faire fleurir la tombe et surtout apporter au gestionnaire du cimetière des informations précieuses.

Nathalie Kosciusko-Morizet, (ex)Secrétaire d’Etat au Numérique, et René Ricol, Commissaire Général à l’Investissement, ont mis en ligne le 29 octobre la synthèse des contributions de la consultation publique sur les contenus et usages numériques. La question de l’opendata est évoquée dans la partie villes numériques.

Où l’on apprend que le service de vélo libre à Séville est géré par… JC Decaux et qu’une fois de plus l’entreprise a refusé l’autorisation d’utilisation de ses données.

La Région Bretagne ouvre ses données géographiques, anticipant la Directive Inspire.

La Directive Inspire transposée dans le droit français et expliquée. Et si l’article est trop clair, lisez celui-ci pour être assuré de ne plus rien y comprendre.

L’Aquitaine ouvre ses données écologiques. A l’aide d’une interface simple, vous pouvez rechercher, visualiser voire télécharger des données (fiches descriptives, cartes, photographies, etc.)

Les archives et la CADA, une longue histoire d’amour.

Des explication sur le projet Datalift.

Datapublica alimente son blog avec l’article « Faut il un répertoire pan europeen des données publiques? »

Et les données privées ? Doit-on les ouvrir ? L’intérêt des OpenAPI des entreprises.

Analyse sociologique de l’ouverture des données et ses limites.

Ironie : ce que l’on apprendrait de relations amoureuses si Facebook libérait ses données et la ruée vers l’or américain.

Un peu d’histoire et anecdote sur les données et leur interpretation. Puis l’opendata et après ? Quelles suites envisager à l’ouverture ?

A L’ÉTRANGER

La Belgique valide les licences Creative Commons apres l’Espagne, les Pays-Bas et les USA et l’on apprend également que la Belgique choisit Google pour ouvrir ses données transports.

La Nouvelle Zélande lance un concours d applications sur mixandmash.

Fait marquant: l’ouverture de portails de transparence ! Au Mexique mais également au Royaume-Uni. De l’autre coté de la Manche toujours, les mésaventures d’un développeur face à la fermeture de l’accès aux données de la circulation des trains anglais. Si l’administration admettait qu’il s’agit bien d’une fermeture volontaire, elle pourrait toujours argumenter en se basant sur ces 36 raisons pour lesquelles il ne faut pas ouvrir ses données !

Des avancées coté italien avec ce manifeste en faveur de l’ouverture des données.

L’Italie accélère le mouvement avec les Spaghettiopendata, vous connaissez ? Lire l’acte de naissance de Spaghettiopendata (lors d’un happy hour).

Las d’attendre la concrétisation de la promesse de l’administration de créer un data.gov.it pour fin 2010, des citoyens lancent deux portails, l’un pour soutenir le manifeste opendata et l’autre pour référencer les données.

La version italienne de CKAN est également activée. Voir également la conférence du 20 novembre sur le thème : « Transparency in public administration: internet, open data, public register of elected officials »

 

La Catalogne met en ligne son catalogue de données publiques. Autre article et site du projet, ICI.

Le Canada s’envole avec ses projets opendata. Voir les données ouvertes de Montréal et leur dossier clair sur l’ouverture et sa définition.

En Irlande, création d’un googlegroup sur le sujet de l’opendata.

LES ÉVÈNEMENTS

LE RESTE

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Nous débutons le tour du monde direction l’Australie. Aujourd’hui même est lancé l’OAIC, Office of the Australian Information Commissioner, un organisme mêlant les pouvoirs de la CNIL et les objectifs de la CADA. L’Australie se dote ainsi des outils nécessaires à la perennité de l’ouverture des données publiques et à la transparence.

Toujours coté Wallabies, le lancement du ANDS Community Opendata Forum sur lequel on peut discuter opendata, evidemment. Avec des liens très utiles tels que la liste des études sur le ROI et la valeur ajoutée de l’ouverture des données. Voir également sur Opengovernmentdata la liste des concours d’applications où Rennes n’apparaît d’ailleurs pas.

La ville de San Francisco se dote également d’outils législatifs et présente son projet de loi sur l’opendata avec l’objectif d’assurer la pérennité de l’ouverture de données et le développement des structures locales.

Faut-il absolument passer par l’inscription dans les textes pour que la démarche soit pérenne ? Et cela suffit-il ?

La question est légitime lorsqu’on observe le paradoxe anglais. Alors que datagov.uk annonce l’ouverture de ses API, les données sur les déplacements des trains au Royaume-Uni, jusque là disponibles, ont été soudainement placées sous licence restrictive. Même retour aux vieux réflexes pour la liste des achats et dépenses informatiques de Brent.

Coté Squadra Azzurra, l‘Italie annonce la création de sa licence d’utilisation de données publiques, IODL V1.0 bêta. Elle se veut compatible avec les Creative Commons et particularité: elle n’autorise pas les utilisations commerciales des données distribuées sous cette licence. La V2 devrait être plus ouverte. Pour rester sur les Creative, lire cet article sur le développement des Creative Commons dans le monde, notamment au Qatar.

En Belgique, c’est (aussi) JC Decaux qui a obtenu le marché des vélos libres d’accès à Bruxelles. Petit hic, les stations ont vite été dévalisées et le service mis à mal par la demande. Les usagers ont commencé à se plaindre du manque de disponibilité des vélos, avec une mauvaise gestion sous-jacente du parc. C’est ainsi que des citoyens volontaires ont créé la plateforme http://www.wheresmyvillo.be/ qui utilise les données Decaux pour identifier de manière collaborative les points sensibles de la gestion du parc et faire pression sur l’entreprise gestionnaire qui s’est engagée à effectuer des améliorations. Un exemple d’efficience grâce à l’ouverture des données.

Deux articles pour rappeler que l’ouverture des données ne concerne pas uniquement les collectivités. Les associations et ONG ont tout intérêt à jouer le jeu de la transparence et WWF a décidé de suivre cette démarche avec l’ouverture de ses données sur l’impact carbone.

Pour revenir sur le retour sur investissement, l’opendata est toujours présentée comme une opportunité de transparence mais aussi de croissance. Pour la 1ere fois je lis un chiffre de création d’entreprise directement lié à l’opendata: Le concours d’application de Californie : 5 gagnants du concours = 5 créations de startup. C’est un début.

Coté Bleu, les données créent également des vocations en France. Les fondateurs d’Actuvisu viennent de créer une nouvelle structure, Dataveyes, qui travaille sur la datavisualisation. Voir leur slide sur le journalisme de données.

Data-Publica a lancé son blog avec cet article qui donne quelques explications sur la politique de développement du site.

Les fondamentaux : si le terme API vous fait toujours penser au classement mondial des joueurs de tennis, cet article de bluenove (en français!) vous expliquera de manière très accessible ce lexique de base de l’opendata.

Pour le suivi des avancées législatives, on en revient toujours à Inspire by Clouds avec leur explication sur l’ordonnance de transposition Inspire. Voir leur grille de lecture.

Question sémantique, attention, débat ! Etes-vous plutôt pour e-gouvernement ou gouvernement 2.0 ? De notre coté nous avons pris parti en créant le hashtag #gouv20 pour twitter afin d’éviter d’avoir recours à l’anglicisme (ce n’est pas notre genre). Et si e-gouvernement tient pour gouvernement électronique (donc dématérialisation), alors il fallait un terme qui inclue les notions de changement de philosophie, de passage à la transparence, participation et collaboration.

Pour l’agenda, noter le 4 décembre, la journée internationale Hackaton.

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