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Archives de janvier 2011

Nouvelles de France

 

Paris

Information phare de la semaine: Paris libéré !

La capitale devient la deuxième ville de France à ouvrir ses données après Rennes avec le lancement de sa plateforme Opendata Paris jeudi dernier.

Plus de détails dans un prochain billet.

 

APIE

L’agence en charge de la valorisation du patrimoine immatériel de l’état (et donc de ses données) revient sur le Rapport BETA.

Titre du rapport :

La valorisation des informations du secteur public (ISP) : un modèle économique de tarification optimale .

Pour résumer en quelques mots: Les données brutes n’étant pas intelligibles, elles ne seront pas réutilisées. Pour qu’elles soient réutilisées il faut les enrichir. Or, plus les données sont enrichies plus elles ont de valeur. Conclusion, le service public doit enrichir les données pour les commercialiser.

A la lecture de ce « business plan » pour service public (oxymore), on comprend que l’objectif est de transformer le service public en structure commerciale.

La conclusion rappelle cependant que:

Au niveau des données brutes, la mise à disposition du public ne nécessite aucun coût de transformation (hors la création de sites d’hébergement des données accessibles par le public). Ces données peuvent donc être diffusées gratuitement sans perte pour le service public.

Ca tombe bien…

 

Europe

L’Open Knowledge Foundation a annoncé qu’elle travaillait au développement de Publicdata.eu, une plateforme de données européennes. Première ébauche en ligne.

 

Allemagne

Munich lance sa plateforme à l’aspect… très germanique

 

Espagne

La Navarre lance son programme d’ouverture de données et a déjà mis en ligne un système de requête pour qu’entreprises et citoyens puissent formuler leurs demandes de données à publier.

Elle rejoint donc les Pays Basques, la Catalogne, les Asturies et les villes de Zaragoza et Gijon, en plus du portail national Aporta.es.

Voir ici l’état des lieux de l’opendata en Espagne et le développement qui avance bien dans ce pays.

 

Pays Bas

Lancement de plateforme nationale : le gouvernement a utilisé CKAN pour sa plateforme de données nouvellement étrennée sous data.overheid.nl (overheid pour gouvernement).

 

Canada

Un article souligne l’état « déplorable » de l’accès à l’information au niveau fédéral. Le Canada se place dernier des cinq démocraties parlementaires en terme d’accès à l information alors qu’il a été l’un des premiers pays à se doter d’une loi en la matière (1983 pour le Canada, 1978 pour la France).

Contrairement aux Etats-Unis, le Canada n’a pas encore implanté de réglementation nationale spécifique à l’opendata mais ils y travaillent tandis que les citoyens se démènent pour tenter d’accélérer le processus.

Sur ce site, la liste des sites canadiens et plateformes locales relatifs à l’opendata. On constate que la moitié des villes listées opendata canadiennes sont en réalité animées par des initiatives citoyennes, pour le reste ce sont des initiatives locales.

A ce propos, un article espagnol mentionne que quatre villes canadiennes, Toronto, Edmonton, Ottawa et Vancouver, ont décidé de partager leurs services web et de travailler ensemble au développement d’une politique conjointe d’ouverture afin d’unifier les formats et licences de données et contribuer à améliorer la cohérence de leurs démarches.

 

Etats-Unis

Modèle de directive

Ce modèle de directive coproduit notamment par la Sunlight Fundation permet aux maires américains de reprendre ce modèle type pour faire adopter une directive de gouvernement ouvert par le conseil.

 

Articles

Appel d’Autrans

Suite à la conférence du même nom, publication de l’Appel d’Autrans 2011: Pour des biens publics utiles et réutilisables. Voir notamment les points suivants :

5- Il serait logique que, sauf inconvénient grave et exceptionnel, les informations d’utilité publique élaborées avec l’argent des contribuables soient mises en libre accès en ligne et sous licence libre (cf notamment la directive européenne 2003/98 du 17 novembre 2003 et ordonnance française du 6 juin 2005).

6-Les participants aux rencontres d’Autrans demandent donc au parlement et au gouvernement de définir clairement la notion d’information d’utilité publique et les obligations des différents services publics concernant la publication de ces informations en libre accès sur Internet.

Les 5 étoiles des informations du secteur public

Concours des meilleurs collectivités en matière d’ouverture de données. Sélection sur les critères suivants:

  • Informations disponibles sur le site quant aux données et licences
  • Existence d’un responsable pour répondre aux questions des usagers
  • Accès à des données brutes
  • Pas de restriction liées à des droits de propriété intellectuelle
  • Tarif maximum basé sur le coût réel

De l’utilité de l’opendata

Société Civile: Omerta ou Opendata

 

Projets

Tony Hirst et Rufus Pollock de l’OKFN ont créé la plateforme http://GetTheData.org/ où vous trouverez toutes les questions et réponses que l’on peut se poser en matière d’opendata.

Où trouver la liste des gares ? Comment trouver le titre d’un livre à partir de son ISBN ? Quels sont les meilleurs outils de scrapping ?

Application crise cardiaque

Une appli qui relie les appels aux urgences et les détenteurs de brevet de secourisme. Une alerte indique qu’un malaise cardiaque est arrivé à proximité de leur localisation.

Application pompiers d’Amsterdam

Au déclenchement d’une alerte incendie, toutes les données trafic (travaux en cours, circulation) génèrent le calcul du chemin le plus rapide pour arriver sur les lieux. Mais d’autres données permettent aussi d’améliorer l’efficacité de l’intervention : matériau des maisons du quartier, position des bouches à incendie, etc.

 

En chiffres

23 000%

Augmentation des ventes des films Monty Python suite à leur décision de mise en ligne gratuite de leurs vidéos (voir le film de 2 minutes tourné pour cette occasion). Ou comment l’ouverture peut aussi générer des revenus.

4 000 %

Retour sur investissement des données publiques.

Le rapport PIRA pour la Commission Européenne (2000) estime la valeur économique des informations du secteur public aux Etats-Unis à 750 milliards d’euros pour un investissement de 19 milliards.

7 300 millions USD

Activité développée sur les données climatiques aux Etats-Unis.

L’association pour le management du risque climatique montre que sur une période de trois ans (1998-2001) l’activité industrielle qui s’est développée autour de la gestion de ce risque a connu une véritable envolée aux Etats-Unis (7300 million USD) où l’information est diffusée gratuitement comparé à ce qui se passe en Europe (120 million USD) où l’information n’est pas gratuite. (Source : BETA)

 

Slides

 

Etudes

La FING publie un guide pratique autour de la Réutilisation des données publiques. Ce guide se donne pour objectifs d’apporter des éclairages et d’inviter les acteurs publics à agir. A LIRE !


Opendata Open Society Report

Etude sur l’ouverture des données publiques en Europe. A LIRE !

 

PSI Report

La Comission Européenne a publié les statistiques de réponse à sa consultation en ligne sur la PSI Directive

 

Agenda

Atelier Mobilités autour des données publiques ouvertes, le 7 février à Bordeaux

 

Offre d’emploi (première offre!)

Chef de projet «services numériques innovants et mutualisation des données publiques» Conseil Régional Provence-Alpes-Côte d’Azur (13)

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Postulat

En novembre dernier, GREEN SI publiait un article traitant du sujet de l’ouverture des données publiques par les collectivités locales. Un paragraphe mentionnait:

« Les collectivités locales [en France] seront donc certainement plus dynamiques que l’Etat, mais je pense que seules les grandes villes auront les moyens matériels et financiers pour s’engouffrer dans cette voie. C’est pourquoi sur la période 2011-2015 je parlerai plus d’une tendance « Open City Data » qui ne concernera pas plus de 10-15 villes. »

Le postulat pour l’horizon 2015 est donc :

  • L’opendata ne sera appliqué que par une quinzaine d’acteurs
  • L’opendata ne concernera que les grandes villes
  • L’opendata c’est cher

Si le concept de l’ « Open City Data » paraît tout à fait pertinent puisque dans les faits, ce sont bien les villes et communautés urbaines qui se sont engagées les premières dans l’ouverture des données publiques en France, il semble difficile de partager en revanche les trois points mentionnés du postulat.

L’opendata, 15 villes en 2015 ?

Aujourd’hui, la ville de Rennes reste la seule ville en France à posséder une plateforme de données publiques. Ce ne sera plus vrai d’ici quelques jours puisque la ville de Paris est sur le point de lancer la sienne.

On sait également que les villes de Bordeaux, Montpellier, Marseille, Toulon avancent sur le sujet.

Pour ce qui nous concerne, à Nantes, nous avons créé une plateforme citoyenne de données publiques qui est actuellement hors-ligne car nous échangeons avec la ville sur la possibilité d’un prochain lancement d’une plateforme officielle. Si la décision n’était pas prise, Nantes aura au moins une plateforme d’initiative citoyenne.

Enfin, lors des rencontres d’Autrans, Xavier Crouan (Monsieur Opendata Rennes) avait cité Le Havre dans les villes en cours de réflexion sur le sujet. A cette même occasion, l’adjointe au Maire de Saint-Maur, Madame Pascale Luciani-Boyer, avait annoncé une étude de la ville sur le sujet.

D’ici fin 2011, il pourrait donc y avoir ces 9 villes impliquées dans l’opendata. Mais le mouvement ne cesse de s’accélérer.

En juin 2010, 7 pays étaient impliqués dans l’opendata. Six mois plus tard, ils sont 12 selon Datagov (qui ne répertorie même pas la France). Et lorsque l’on voit la vitesse de diffusion du mouvement, il est fort probable que les initiatives françaises suivent la même courbe de développement.

NdA : preuve de l’intérêt croissant de l’opendata en France :

Lorsque nous avons commencé à veiller sur l’opendata début 2010, nous faisions le tour des articles en deux heures par semaine, avec des sujets à 90% anglosaxons. Aujourd’hui, il nous faut une journée entière de traitement par semaine, avec à la louche 50% d’articles anglosaxons, 30% d’articles français et 20% d’articles internationaux.


L’opendata, une histoire de villes ?

Nous l’avons évoqué la semaine dernière, l’opendata n’est plus l’apanage des villes: le Conseil Général de l’Isère a annoncé son intérêt pour l’ouverture. L’association des départements de France organisant des journées de sensibilisation sur le sujet, il est fort probable que d’autres Conseils Généraux suivent cette voie et les Régions pourraient emboîter le pas. Les exemples étrangers démontrent d’ailleurs le développement des plateformes complémentaires par niveau: Ville, Etat/Région, Nation.

L’opendata, trop cher ?

Xavier Crouan était intervenu à l’évènement que nous avions organisé dans le cadre de la journée internationale de l’opendata. Lors de sa présentation, il avait évoqué la question des coûts de l’ouverture.

A ce jour, l’enveloppe globale de l’ouverture sur Rennes se porte à 100 000€. Le budget se répartit comme suit :

  • 50 000 € dans le financement du concours d’applications (partenaires)
  • 30 000 € pour le développement du site et les frais de communication
  • 20 000 € pour l’évaluation

Des partenaires financent 80% de ce montant global (Région Bretagne, Caisse des Dépôts, Kéolis, Ouest France…).

Finalement, Rennes Métropole aura déboursé 20 000 € de sa poche, ce qui paraît tout à fait abordable.

Attention, ceci ne comptabilise pas le temps passé sur le projet, ni le temps des suivis de services, à savoir qu’une personne y travaille à temps complet avec un prestataire externe. Mais même en rajoutant le coût de la main d’œuvre, l’opération reste particulièrement intéressante pour la collectivité grâce aux retours sur investissement.

A ce jour, 17 applications ont été créées pour Rennes. Si on part sur une moyenne de 20 000€ l’application, Rennes aurait actuellement un retour sur investissement de plus de 300%.

En bref, les villes françaises qui voudraient s’investir aujourd’hui dans l’opendata peuvent récupérer des plateformes de données libres et elles n’auraient plus qu’à créer un poste en interne et développer une API. Cet investissement semble largement abordable, même pour les petits budgets.

En France, l’intérêt de la ville de Saint-Maur pourrait en être une preuve. Aux Etats-Unis, les villes d’Ann arbor ou Arvada. démontrent qu’il ne s’agit pas d’une question d’envergure. L’opendata est une procédure accessible à tous.

Dernier point, c’est justement parce que le budget des collectivités est de plus en plus serré qu’elles avancent sur l’opendata qui est source d’efficacité et d’économies par l’externalisation de services.

En conclusion

  • L’opendata sera probablement appliqué par des villes, des CG et des régions dès 2012
  • L’opendata concernera tous types de villes, grandes et petites
  • L’opendata est financièrement accessible

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Libertic est une association de loi 1901 qui œuvre à la promotion de l’ouverture des données publiques. Cela implique la mise à disposition sous des formats et licences libres et ouverts, les données possédées par les administrations et collectivités afin de favoriser la transparence, les échanges entre acteurs et le développement de services innovants et de nouveaux usages.

 

Bien qu’une partie de notre action soit locale, avec l’organisation d’évènements et la création d’une communauté d’aficionados pour la valorisation des données, nous soutenons également les initiatives au niveau national, et justement: une annonce a été faite aujourd’hui aux Rencontres d’Autrans.

 

Annonce

 

Dans le cadre de la mise en service prochaine du projet Itinisère (PC routes, PC TC, centrale de mobilité) le Conseil Général d’Isère détiendra un référentiel centralisant les informations relatives à l’exploitation du réseau routier et des réseaux de transports en commun du département de l’Isère.

Dans cette perspective, le CG38 se pose des questions sur son positionnement stratégique sur la chaîne de la valeur de l’information à l’usager. Le Conseil Général de l’Isère étudie notamment la possibilité de s’engager dans une démarche d’opendata et d’openservice selon la nature de la donnée, qu’elle soit statique ou dynamique.

 

Les données

 

Les données transport du périmètre Itinisère sont multiples.

Pour les routes on peut citer :

  • Les trafics routiers (débit, vitesse, etc.)
  • Les évènements (route coupée, congestion, travaux, etc.)
  • Les temps de parcours
  • Les mesures d’exploitation
  • Etc.

Pour les transports en commun :

  • Description des lignes
  • Points d’arrêt
  • Horaires théoriques
  • Horaires dynamiques (avance/retard)
  • Etc.

 

L’originalité de la démarche


Si Rennes, Paris, Bordeaux, Montpellier, Marseille se sont investies dans l’opendata, parfois avec leurs communautés urbaines, il s’agirait d’une première ouverture au niveau d’un Conseil Général. Or cela signifierait la mise à disposition de données transport inédites et donc la création de services originaux.

La semaine prochaine l’association des départements de France animera à Paris une réunion sur la thématique de l’opendata au niveau des conseils généraux. L’appropriation du sujet est donc en cours mais l’Isère semble particulièrement avancée sur le sujet.

 

Pour avoir discuté avec le responsable du service PC Itinisère et la personne chargée des projets ITS, j’ai pu constater l’intérêt qu’ils portaient non-seulement à la mise à disposition de données ou webservices (opendata et openservice) sous licences libres et ouvertes mais également aux échanges avec les usagers et les porteurs de services innovants. Ils seraient prêts à étudier la création de données inexistantes à ce jour et répondant à la fois aux besoins d’exploitation des réseaux (routes, TC) et à de nouveaux usages si les développeurs les sollicitaient. Leur objectif est de faire de leurs données un bac à sable expérimental.

 

La coproduction au service de l’exploitation des réseaux

 

Le CG38 souhaite également étudier le champ du crowdsourcing et des outils du web 2.0 pour améliorer le niveau de service des réseaux qu’il exploite. L’usager serait acteur de l’exploitation de l’infrastructure qu’il emprunte. Le CG38 conserverait son rôle de régulateur et serait le garant de l’intérêt général. Des expérimentations pourraient également être envisagées pour évaluer les apports du web 2.0 dans l’exploitation des réseaux du CG38.

 

Mais comme indiqué, ce projet d’ouverture des données n’en est actuellement qu’au niveau de l’étude car le CG38 se questionne sur la problématique de la valorisation des données et de leur positionnement sur la chaîne de la valeur de l’information à l’usager : la communauté Opendata sera-t-elle intéressée par leur initiative ? Des services seront-ils réellement créés autour de leurs données ? Des usagers transmettront-ils leurs suggestions pour participer à l’amélioration des infrastructures ? Ces échanges seront-ils porteurs de nouveaux usages ? En bref, faut-il vraiment se lancer dans l’opendata et/ou l’openservice ?

 

Relai

 

Je me permets donc de relayer leur positionnement et leur questionnement afin de soutenir cette possibilité d’ouverture de données et d’alimenter leur réflexion.

 

Si vous êtes développeur, porteur de projet innovant dans le domaine des transports, « valorisateur de données », utilisateur de données transports, ou simple citoyen soucieux de l’ouverture des données publiques… Pour les convaincre de procéder à l’ouverture, faîtes connaître votre enthousiasme et vos projets au CG38 :

  • De quelles données souhaiteriez-vous disposer ?
  • Quels services souhaitez-vous voir développer ?
  • De quel projet êtes-vous porteur ?

 

Vous pouvez envoyez vos messages directement à M. Olivier Latouille: o.latouille@cg38.fr

 

 

Pour rappel, les 8 bonnes raisons d’ouvrir les données transports (avec une petite vidéo) de Transid :

 

1° Le transport public touche un grand nombre de concitoyens dans leur vie quotidienne,

2° Si le grand public peut consommer l’information météo via un grand nombre de canaux de diffusion différents,  c’est justement parce que l’information météo est "ouverte",

3° Une fois les données transport ouvertes, les développeurs ont rapidement proposé un grand nombre de canaux de diffusion pour l’information transport public : cartes, widgets, applications mobiles, afficheurs…

4° Un nombre croissant de leaders d’opinion dans le monde politique, économique ou associatif soutiennent l’ouverture des données publiques et la définissent comme une bonne pratique de gouvernement. Voyez le passage d’O'Reilly sur le gouvernement "comme une plateforme" et non comme "un distributeur automatique" !

5° Des exemples concrets de réalisations intéressantes et gratuites pour le contribuable existent : par exemple cet afficheur à LED installé dans une boutique de glace qui renseigne les consommateurs sur l’arrivée des prochains bus…

6° L’ouverture des données n’est pas tant un dispositif technique qu’une attitude d’écoute et de réponse aux besoins de la communauté des développeurs,

7° L’ouverture des données transport public prépare la publication d’autres données relatives à la mobilité en général (voir le passage de Robin Chase sur les données automobiles).

8° la sécurité sur la voie publique (statistiques sur les accidents) est un des domaines d’application de l’ouverture des données.

 

 

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FRANCE


A l’instar de Rennes et de Brest qui ont évoqué leur programme d’ouverture des données publiques lors des Assises, la Communauté urbaine de Bordeaux a annoncé le lancement d’une expérimentation d’un an visant à libérer des jeux de données dans des domaines aussi variés que les transports, l’eau et l’assainissement, la signalisation ou encore la voirie.

Restitution de la réunion de présentation du programme Montpellier Territoire Numérique

Petit rappel technique sur la plateforme de données publiques d’In-Cité Solution qui sert de base aux données rennaises et qui est disponible sous licence GNU/GPL v3.

Ici un article sur la création d’une application de transport par un jeune rennais.

Etat des lieux des cartes , données et contenus ouverts en France, par Michel Briand.

Des pistes pour aller encore plus loin dans la collaboration ouverte et les contenus accessibles: faire connaitre les initiatives, interroger les administrateurs des sites des collectivités, s’informer sur les questions des licences…

Owni publie un recueil d’articles sur l’ouverture de données pour l’année 2010, en libre téléchargement.

 

INTERNATIONAL

Etats-Unis

Aux Etats-Unis, on parle d’ouverture de données sur les radars : nombre d’infractions relevées, vitesses constatées, nombre d’accidents sur les lieux des radars, etc. “Puisque le contribuable paye pour ces systèmes, alors il a le droit d’accéder aux données qui permettent d’évaluer son efficacité.» Chiche.

Curieuse démarche pour ce portail de l’état du Nouveau Mexique.

Des données sont accessibles (visibles) sous forme numérique ou graphique mais aucun détail n’est associé aux chiffres. Il est impossible de savoir à quelle prestation est liée une dépense.

Les achats de plus de 20 000$ sont listés sur un site annexe. On y trouve un formulaire de recherche assez archaïque. Vous pouvez faire un test en tapant Microsoft (au hasard) mais vous accéderez à un listing non détaillé de la prestation. Pas de base de données téléchargeable sur ce site. En même temps, tout était dans le titre : « Transparency Portal », et non pas opendata portal.

Royaume-Uni

  • L’opendata au service de la recherche (qui trouve)

Le Britannique Peter Jalowiczor découvre quatre exoplanètes sans téléscope ! Il n’est pas astronome mais diplômé en Sciences et il a travaillé durant trois ans à l’analyse des données libérées par l’université de Californie.

Plus de la moitié des autorités locales britanniques n’a pas encore publié en ligne ses données alors qu’il leur reste à peine un mois pour se conformer à cette législation.

Inde

La loi RTI (right to information) de 2005 a permis aux indiens d’avoir des recours législatifs pour briser l’opacité et la corruption ambiante. Or les citoyens qui utilisent ce droit se voient désormais menacés. En 2010, au moins une dizaine de citoyens indiens seraient morts pour avoir osé demander de la tranparence. Exemple de Shashidhar Mishra qui a été assassiné après avoir mis le doigt sur une malversation grâce au recoupement de données publiques.

Uruguay

La décision datait déjà de plusieurs mois mais le portail est maintenant en ligne.

Finlande

Le cluster Forum Virium d’Helsinki, spécialisé dans le développement de services numériques, se dote d’un laboratoire d’expérimentation (Living Lab) dédié à la mise en œuvre de stratégies pour l’ouverture des données publiques.

Belgique

La page d’accueil a un accent prononcé, et il n’est pas flamand…

Voir également cet article d’un informaticien belge qui explique la situation en matière de données et mobilité.

Canada

 

ARTICLES

Liste des questions existentielles (étape 1) dans l’ouverture des données.
- Aspects financiers :
La donnée doit-elle être gratuite ? Quelle est sa valeur ?
- Aspects juridiques :
Quelles sont les responsabilités des producteurs de données ? Des co-producteurs, des ré-utilisateurs ?
- Aspects métiers :
Quels sont les impacts métiers pour les producteurs de données ? Quel est la pérennité des services basés sur ces données ouvertes ? Est-ce la voie aux services privés en réponse au recul des services publics ? Comment qualifier la donnée et garantir sa qualité ?
- Aspects sociales :
Quelles seront les évolutions de la relation avec le citoyen ? Comment assurer une péréquation des services entre espaces urbains et ruraux ?
- Aspects de gouvernance :
Jusqu’où aller dans la co-production ? Avec quelles formes de médiation ?

 

Faut-il vraiment être transparent ?

Suivi de courrier entre un développeur qui cherche à obtenir des données, et une administration qui semble mieux fournie en papier.

  • Manuel du Hacker

Les outils du journaliste pour scrapper des données, couchdb et une expérience de scrapping de l’équipe du Hackathon de Portland.

Voir aussi comment créer un portail de données en utilisant Drupal, CKAN et un aperçu des outils Microsoft OGDI.

La réutilisation des données publiques en droit des archives.

Le ministère de la Culture et de la Communication a désigné les archives publiques au titre des établissements faisant exception dans le cadre de la loi de 1978. Les données des archives relèvent de la Culture et ont à ce titre un traitement particulier dans leurs conditions d’ouverture.

Les archives son libres de fixer eux-mêmes leurs propres règles. Mais comme il n’existe aucun modèle de procédure, ils sont laissés à leurs propres initiatives. Il manque des directives du Ministère pour cadrer leur travail et assurer une homogénéisation des pratiques.

Ce régime dérogatoire bientôt remise en cause ?

Le groupe américain The Generations Network a adressé une requête à la Commission européenne afin d’obtenir une révision de ce régime dérogatoire qu’ils jugent préjudiciable. La Commission ayant décidé de repousser l’échéance à 2012 afin d’avoir une meilleure visibilité, un problème se pose.

Si la Commission décide d’étendre plus tard le champ d’application de la directive à ces données, il faudra alors revoir toutes les politiques, procédures et licences mises en place entre temps par ces établissements.

 

Gros effort de la ville qui publie les informations sur les lieux extérieurs où vous pouvez aller patiner dans Montréal, avec les mises à jour publiées au quotidien selon la météorologie. Un détail : la publication se fait au format PDF. Il faudrait leur dire…

  • L’opendata concerne aussi les structures privées

On parle beaucoup d’ouverture des données publiques, mais les structures privées trouvent également des avantages à ouvrir leurs données: pour les améliorer de manière participative ou pour les enrichir de services annexes. On assiste donc à une intensification de création d’API pour accéder à ces données.

 

Réponse : les activistes de l’opendata ? En tout cas c’est bien eux qui en parlent le plus. Le mouvement s’inquiète en effet de la possible nuisance de Wikileaks.

« Pour ses adversaires, notamment dans les appareils d’État, Wikileaks est une aubaine car il permet de discréditer le mouvement d’ouverture des données. Pour éclairer le débat, il nous faut ici rappeler brièvement que faire de l’open data c’est publier des données publiques, non nominatives, n’entraînant pas d’atteinte à la sécurité collective ni à la vie privée. Il faut également souligner que des règles régissent les conditions d’utilisation des données d’information publique. Nous sommes donc loin de l’univers transparent et régulé de l’open data. »

Pour rappel, quelques principes de l’opendata :

  • Données publiques
  • Non-nominatives
  • N’entraînant pas d’atteinte à la sécurité ou à la vie privée
  • Accessibles à tous
  • Approche collaborative entre les différents acteurs
  • Implication des agents publics
  • Mise en valeur et amélioration des services

« L’objectif de Wikileaks n’est pas de produire des services pas plus que de stimuler la créativité du public mais d’obtenir des informations en garantissant l’anonymat du dénonciateur puis de divulguer les informations recueillies, principalement à des partenaires de presse. »

 

PROJETS

Version espagnole de « Where does my money go ? »

Dictionnaire de citations multingue collaboratif et ouvert, dont une vidéo de présentation de quatre minutes, avec une approche linked-language.

Application qui identifie les scènes de films tournées dans les rues de la ville selon votre géolocalisation.

 

LES CHIFFRES

Nombre de téléchargement de l’application Toilet Finder qui permet de localiser les toilettes publiques les plus proches mais également de les noter et d’envoyer des photographies. Pour information, les données sur les toilettes publiques ont la côte.

Nombre record d’applications présentées au concours d’Ottawa sur la valorisation de données.

 

ETUDE

  • Etude de Microsoft sur le cloud des collectivités

 

AGENDA

 

VIDEO

Film très didactique de 4 minutes pour comprendre la directive Inspire. A voir !

 

LIENS UTILES

Un correctif à faire sur ce lien: changer libéraliser les données par libérer :)

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