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Retour sur les fondamentaux.

Avec cet article repris sur le blog OKFN qui rappelle ce qu’est et ce que n’est pas l’opendata. L’ Open Knowledge Definition indique globalement qu’une donnée est ouverte quand il est possible d’y accéder, de l’utiliser et de la redistribuer.

Le problème c’est que le terme « opendata » est de plus en plus utilisé pour définir une donnée rendue publique et accessible. Or, si toutes les données ouvertes sont bien disponibles à tous, toutes les données disponibles à tous ne sont pas des données ouvertes.

Rappellons que l’opendata ne se concentre pas sur le type de données à ouvrir mais bien sur la manière dont les données doivent être ouvertes, et selon Opengovdata.org c’est en respectant ces huit principes :

  • Complètes
  • Primaires
  • Opportunes
  • Accessibles
  • Exploitables
  • Non discriminatoires
  • Non propriétaires
  • Libre de droits

EN FRANCE


C’est la fin d’un épisode du mélodrame Loppsi.

Pour rappel, un amendement devait permettre de réaliser un contrôle sur les accès aux données publiques.

Le bug a été résolu, puisque le rapporteur, M. Ciotti, a proposé un amendement qui n’introduisait le contrôle de moralité que sur les données de carte grise. Ces données étant personnelles, elles ne sont pas des données publiques.

Lire l’article de Siliconmaniacs pour un état des lieux actualisé de l’opendata en France.

 

MONTPELLIER

On en parlait, Montpellier se lance !

Le jeudi 16 décembre 2010, le projet Montpellier Territoire Numérique a été présenté au centre Kawenga. Le projet Montpellier Territoire Numérique comprend 4 parties dont le partage de données publiques ou OpenData, Montpellier a donc annoncé son engagement dans cette démarche.

René-Luc D’Hont commente:

Personnellement, l’impression que m’a donné cette présentation est que les collectivités, dont la fonction est de gérer un territoire et qui avait l’habitude de tout voir passer par elles, sont actuellement dépassées par leurs administrées et qu’elles ont perdu le lien avec ceux-ci, à cause ou grâce au numérique. La libération des données s’inscrit donc dans une démarche de re-connection entre les structures publiques et les acteurs d’un territoire.

 

PARIS

  • Paris se dote de la licence ODbL

Le Conseil de Paris a voté une délibération (PDF) approuvant « la licence Open Data » relative à la diffusion par la ville de Paris des données publiques en sa possession».

L’accès libre aux données publiques gérées par la ville de Paris sera donc très bientôt une réalité. Le Conseil de Paris a défini la licence sous laquelle seront publiées ses données, l’ Open Database Licence (ODbL)

L’ODbL est déjà utilisée par la ville de San Francisco. Elle autorise le partage, la copie, la distribution et l’exploitation des données.

« Nous l’avons traduite en français puis adapté au droit français avec la direction juridique de la mairie de Paris et les juristes de la communauté du logiciel libre »

Elle s’appuie sur deux principes fondamentaux :

  • Les données sont réutilisables à des fins commerciales à condition de citer la source, soit la ville de Paris
  • Si les données sont transformées, la nouvelle base doit être republiée sous la même licence

Une entreprise qui ne souhaiterait pas se soumettre à cette condition de partage pourra souscrire auprès de la ville une licence payante non exclusive..

D’ici un mois, la ville de Paris ouvrira un site dédié pour mettre en ligne ses données publiques.

Voir la vidéo de la délibération.

Francois Bancilhon de Data Publica regrette ici l’accumulation de licences utilisées dans l’ouverture. Il y avait déjà la licence IP du Ministère de la Justice, l’ODbL préférée par Paris, et tout cela en plus des licences de l’APIE. Et justement…

Informations publiques dont la réutilisation est gratuite

 

Informations publiques dont seule la réutilisation non commerciale est gratuite et sans condition particulière

 

 

Informations publiques dont la réutilisation est soumise au paiement d’une redevance ou à des conditions particulières

 

 

Le référentiel géographique à grande échelle constitué et tenu à jour par l’IGN sera diffusé au seul coût de reproduction et de diffusion des données concernées dès lors qu’il sera utilisé pour l’exercice d’une mission de service public ne revêtant pas un caractère industriel ou commercial. Cette mesure, prise en application du contrat d’objectifs que l’Institut a récemment conclu avec l’Etat, s’inscrit dans le droit fil des préconisations de l’Union européenne visant à permettre un échange aussi libre que possible des données publiques, notamment des données géographiques, entre autorités publiques.

 

EN EUROPE

 

  • L’Union Européenne va se doter d’un portail européen de données publiques

Neelie Kroes Vice-Presidente de la Comission Européenne en charge de l’agenda numérique l’a déclaré dans son discours du 15 décembre « My vision for eGovernment, and how to make it real »

Son annonce de lancement du plan d’action eGouvernement vise à développer des projets numériques ambitieux en déployant l’évolution des initiatives Egovernment vers le Wegovernment.

« Nous ne demanderons pas aux autorités locales, régionales et nationales de mettre en place des méthodes et infrastructures que nous ne serions pas prêts à déployer nous-mêmes. Cela implique que la Comission elle-même rationalisera sa présence en ligne, et adoptera une stratégie opendata pour encourager les efforts collectifs »

Les experts considèrent qu’un portail européen ajoutera de la valeur aux initiatives existantes en améliorant la transparence et en stimulant les opportunités économiques liées à l’ouverture des données publiques.

Voir le rapport du workshop sur les objectifs et impératifs du portail pan-européen.

Ce rapport repris sur OKFN identifie différentes raisons de créer ce portail :

 

1. Pour les citoyens européens

  • Centraliser l’accès aux informations européennes
  • Faciliter l’émergence de services aux citoyens
  • Rendre visible les initiatives sur l’opendata pour promouvoir le mouvement

2. Pour les administrations

  • Favoriser l’interopérabilité
  • Améliorer les possibilités de comparaison entre les données européennes
  • Réduire les coûts
  • Eviter les coûts de republication des informations officielles
  • Impliquer les citoyens européens dans le dialogue
  • Assurer un service efficace de mise à disposition des informations sollicitées

3. Pour le développement économique

  • Organiser la mise à disposition de ressources pour le développement des entreprises
  • Soutenir les initiatives européennes innovantes
  • Mettre en place des services et analyses qui favoriseront le développement économique
  • Harmoniser les standards européens

 

Un groupe de travail devrait être créé pour développer ce projet afin d’obtenir les premiers résultats dès la mi 2011.

Lire également l’interview de Jonhatan Gray sur Eurostat et le portail pan-européen de données

 

  • Europeana toujours plus fournie

Europeana est une bibliothèque numérique européenne financée à 80% par l’Union Européenne.

Elle permet d’accéder à plus de 14 millions de livres numérisés, de cartes, photographies, films, musiques et peintures en ligne venant tous d’institutions culturelles européennes.

Il ne s’agit pas d’opendata puisque la licence de réutilisation correspond à du CC by-nc-sa (et qu’il faut s’inscrire en ligne pour y accéder) mais c’est un bel exemple de partage de données. A noter que la France est le premier pays contributeur de la plateforme (18% des données).

 

ETUDES

 

  1. Socrata’s Open Governement Data Benchmark Study

A lire absolument !

Issue d’un sondage commissionné par Socrata auprès de 1000 citoyens américains, 300 fonctionnaires et 50 développeurs d’applications, vous y trouverez de nombreux chiffres, parfois surprenants, sur la perception du gouvernement ouvert et de l’opendata.

Question aux développeurs: « Qu’est ce qui vous motive le plus pour développer des applications? »

  • Gagner de l’argent (2,6%)
  • Autres (15%)
  • Soutenir l’idée du gouvernement-plateforme (18%)
  • Parce que c’est cool (20%)
  • Impacter la vie quotidienne avec mes applications (43,6%)

 

Pour nos amis politiques:

A la question « Serais-je plus favorable à l’idée de voter pour un politicien qui soutient l’opendata ? » La réponse est OUI à 61%.

Voir l’article de Radar sur l’opendata study.

 

ARTICLES DIVERS

 

A associer avec le New York Transit Data et le cas Openplans

La carte des métros londoniens avec leurs déplacements en temps réel avait été mise en ligne en juin dernier mais avait rapidement été submergée par les millions de requêtes quotidiennes.

Désormais les transports de Londres sont passés par Windows Azure pour assurer la mise à disposition de leurs données en temps réel et ce service est donc de retour en ligne.

Vous trouverez désormais les données du journal à l’adresse guardian.co.uk/data, nouveau portail.

Des codeurs et designers se sont retrouvés lors de l’Eurostat Hackday pour creuser les Eurostat data, la plus grande source de données statistiques européennes.

 

GUIDES ET ETUDES

Quelles données ouvrir ? Lesquelles ne pas ouvrir ? Comment publier les données ? Quel format ?

Quels outils mettre en place pour ouvrir son autorité ? Quels usages ? Recommendations.

Lire le rapport ici.

 

QUELQUES PROJETS

VIDEOS

Elle dure deux heures mais quelques informations intéressantes et un débat de qualité.

Les 4 leçons de Tocqueville appliquées à l’opendata (Tocqueville 2.0)

1: Un nouveau continent à explorer

2: Reconsidérer le rôle de la presse

3: Des outils pour moderniser la démocratie

4: Les gouvernements moteurs du progrès

Charles Nepote est intervenu à l’atelier sur la diffusion et le réutilisation des données publiques avec cette video.

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